Agnès Buzyn, ancienne Ministre de la Santé, a déclaré le 30 juin 2020, devant la commission d’enquête parlementaire sur la gestion de la crise Covid : « mon sentiment, c’est que nous consommons souvent trop de médicaments et que moins on en consomme, mieux on se porte ». M’inscrivant pleinement dans cette philosophie médicale, je souhaite ainsi consommer aucun des vaccins qui me sont proposés.


Argument détaillé

 

1 – Une commission d’enquête pour comprendre les raisons de la bérézina

La mission d’information sur la gestion et les conséquences dans toutes ses dimensions de l’épidémie de Coronavirus-COVID19 a été créée le 17 mars 2020. Cette mission a assuré, dans une première phase, un suivi renforcé de la gestion de la crise sanitaire et des mesures prises dans le cadre de l’urgence sanitaire conformément à ce que prévoit la loi du 23 mars 2020.

Deux rapports ont été rendus.  Le premier, le mercredi 3 juin et le second en conclusion de ses travaux d’enquête, le 2 décembre 2020. La mission d’information a mis fin à ses travaux le mercredi 27 janvier 2021.

Un grand nombre d’auditions a été réalisé pour entendre les principaux responsables en charge de gérer cette crise sans précédent.

Parmi eux, Agnès Buzyn a été entendue le 30 juin 2020. L’ex-Ministre de la Santé s’est expliquée sur son départ du gouvernement, parfois jugé précipité, pour se lancer dans la bataille de Paris, mais aussi sur ses propos qui lui avaient été attribués au lendemain du 1er tour, évoquant notamment une « mascarade » au sujet de l’élection municipale, alors que le pays s’enfonçait dans une crise sanitaire sans précédent.

 

2 – Une explication confuse sur l’interdiction de l’hydroxychloroquine

Au cours de cette audition, M. François Jolivet, député LREM de l’Indre, a questionné Agnès Buzyn sur l’interdiction à la vente libre de l’hydroxychloroquine, le 13 janvier 2020 au moment où cette molécule aurait pu jouer un rôle majeur dans la résolution de l’épidémie :

M. François Jolivet :

Comme tous les Français, j’ai appris en début d’année le nom d’un médicament que je ne connaissais pas, l’hydroxychloroquine. Votre directeur général de la santé a inscrit cette molécule sur la liste II des substances vénéneuses le 13 janvier 2020, après avoir recueilli l’avis de l’ANSES et sur proposition de l’Agence nationale de sécurité du médicament. Comment expliquez-vous que cette décision ait été prise à ce moment précis ?

Réponse d’Agnès Buzyn :

Vous m’interrogez sur le classement de l’hydroxychloroquine sur la liste II des substances vénéneuses – des médicaments qui nécessitent une prescription médicale.

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, comme les centres de pharmacovigilance, reçoit en permanence des remontées sur la dangerosité de certains médicaments.

Visiblement, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, l’ANSM, a des remontés sur la dangerosité de l’hydroxychloroquine, sachant que son homologue, la Chloroquine est déjà vendue sur ordonnance depuis 20 ans, et j’imagine, je ne leur ai pas posé la question, qu’ils ont des signalements d’accidents causés par l’hydroxychloroquine.

L’ANSM a alors demandé à l’ANSES un avis sur la dangerosité de ce produit, qui a été rendu en novembre 2019. Conformément à cet avis, l’ANSM a ensuite demandé au ministère de classer ce médicament parmi les substances vénéneuses. Le directeur général de la santé a entériné cette décision par un arrêté, comme cela se produit tous les jours. Le seul médicament dont j’ai interdit la vente libre, en tant que ministre, c’est un sirop pour la toux à base de codéine : des jeunes en avaient mis dans des cocktails et étaient morts par surdosage. Pour le reste, la remontée d’information est le processus normal. Après la crise du Médiator, on ne peut pas reprocher au ministère de la santé de veiller à ce que les Français ne consomment pas trop de médicaments sans ordonnance.

Puis la conclusion qui nous intéresse :

Mon sentiment c’est que nous consommons souvent trop de médicaments et que, moins on en consomme, mieux on se porte.

En image :

 

3 – Un passage étonnant à deux points de vue

Tout d’abord, en tant que Ministre, elle signe un papier interdisant la vente libre de l’hydroxychroroquine, sans chercher à comprendre la nature des éléments remontés. Ce médicament utilisé depuis plus de 70 ans dans le monde entier pour soigner le paludisme a été prescrit à plus d’un milliard d’utilisateurs. C’est probablement l’un des médicaments les moins dangereux au monde. Le Dr Drici indiquait au Monde que, jusqu’ici, dans le cadre habituel de prescription de l’hydroxychloroquine (principalement des maladies chroniques auto-immunes comme le lupus et la polyarthrite rhumatoïde), les effets indésirables cardiaques n’avaient pas été si fréquents.

Sur la période 1975-avril 2020, soit quarante-cinq ans, 393 cas d’arythmies cardiaques tous azimuts, relatives à l’hydroxychloroquine ont été enregistrés au niveau mondial, dans la base de données Vigibase, et aucun cas de mort subite. En France, entre deux et trois cas sont déclarés par an avec l’hydroxychloroquine, et en moyenne un avec l’azithromycine.

En France, en réponse à l’interrogation de Martine Wonner, médecin et députée du Bas-Rhin, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) indiquait le 9 avril 2020 qu’environ 4 millions de boîtes de Plaquenil ont été vendues en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2019. Durant ces 3 ans, la pharmacovigilance a rapporté 312 cas d’effets indésirables essentiellement oculaires et cutanéo-muqueux. Seuls 21 cas sont des effets cardiovasculaires. Enfin 3 ans, 2 décès ont été rapportés, dont 1 cas est une intoxication médicamenteuse chez un sujet prenant 6 psychotropes en plus de l’hydroxychloroquine (suicide ?).

Ensuite, sa réponse concernant la consommation minimaliste de médicaments est étonnante. Avec cette logique, il faudrait demander aux industriels et aux pharmacies de ne plus produire ni distribuer aucun médicament.

En tout cas, nous pouvons prendre à notre compte ce précepte, en le déclinant sur la vaccination.

 

4 – Moins on consomme de médicaments, mieux on se porte

Ceci dit, les propos de la Ministre sont relativement pertinents de manière générale quand on connaît la réalité des médicaments.

Les effets indésirables liés aux médicaments représentent la première cause d’hospitalisation en France » soit 200000 hospitalisations et 18000 décès par an.

Nous ne saurons que vous conseiller la lecture de l’enquête réalisée par Patrick Solal, journaliste scientifique et Corinne Lalo, grand reporter et journaliste d’investigation pour la télévision, dans Le livre noir du médicament. La quatrième de couverture est explicite :

Chaque année, les médicaments font quatre fois plus de victimes que les accidents de la route. Et dire que nous croyions qu’ils étaient destinés à soigner et pas à nuire! L’affaire du Mediator a créé un véritable électrochoc. L’enquête inédite de ce livre montre que nous ne savions pas tout… Le Mediator serait-il l’arbre qui cache la forêt ? Il n’est ni le premier ni le dernier. Pourquoi ? Parce que les liens incestueux entre les laboratoires, certains médecins et les pouvoirs publics ne sont pas près de changer en dépit des dernières réformes. La toxicité de certains médicaments, anti-inflammatoires, antidiabétiques et autres, a déjà été révélée. Mais combien sont-ils encore sur le marché ? Anticholestérol, antidépresseurs, bêtabloquants, vaccins, antidouleurs, sirops contre la toux, etc. Ils sont légion à encombrer les tiroirs de nos officines. Cette enquête nous permet de décrypter les stratégies mises en œuvre par les laboratoires pour augmenter leur clientèle. Elle décrit la pénétration du secteur public par le privé. Les autorités sanitaires deviennent parfois les colporteurs de maladies inventées de toutes pièces ou de pandémies imaginaires comme celle de la grippe A (H1N1), sur laquelle cette enquête jette un regard neuf. Ce livre nous fait prendre conscience que, en réalité, cette situation dure depuis toujours et qu’elle fait partie de l’histoire même de notre médecine. Combien de morts faudra-t-il encore pour que nous arrêtions enfin de jouer à l’apprenti sorcier ?

Une conclusion intéressante :

Si le roi est irrémédiablement compromis et que le médecin est définitivement soumis à son maître le pharmacien, c’est au quatrième acteur du jeu, le malade, c’est à dire les citoyens, de réagir.

De nombreux autres livres décrivent également la dangerosité des médicaments. A titre d’exemples :

  • Trop soigner rend malade
  • Les antidépresseurs, le grand mensonge
  • Les inventeurs de maladies : manœuvre et manipulations de l’industrie pharmaceutique
  • L’envers de la pilule : les dessous de l’industrie pharmaceutique
  • Les médicamenteurs
  • Les vendeurs de maladie
  • Antibiotique, l’overdose
  • Comment les labos nous rendent fous. Tous malades
  • Effets indésirables
  • Les Toxicomanies médicamenteuses
  • Omerta dans les labos pharmaceutiques
  • Effets secondaires : le scandale français
  • La Santé totalitaire : essai sur la médicalisation de l’existence
  • Profit sur ordonnance
  • Etc.
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