Les diverses études, en France ou en Angleterre notamment, montrent que le risque est proportionnel à l’âge et à certaines maladies, dont la quasi-totalité des affections chroniques. La balance bénéfice / risque de la vaccination, pour un jeune de moins de 65 ans, n’ayant aucune des pathologies identifiées, est très défavorable quand on intègre les risques, les questions morales et les nombreuses inconnues des vaccins aujourd’hui sur le marché.


Argument détaillé

 

1 – Taux de létalité ou IFR

Le taux de létalité (souvent dit létalité) aussi appelé taux de mortalité due à l’infection (infection fatality rate, ou IFR) est la proportion de décès liés à une maladie ou à une affection particulière, par rapport au nombre total de cas atteints par la maladie.

La méthode la plus simple est de diviser le nombre de morts liés à la maladie par le nombre total de personnes infectées pour une région ou un pays donné, c’est de cette manière que procède l’OMS. Il s’exprime soit comme un nombre allant de 0 à 1 soit par un pourcentage entre 0 % et 100 %. C’est un indicateur de la gravité de la maladie, de la qualité des soins et des conditions particulières auxquelles est soumise la population concernée. En effet, plus la maladie est mortelle et plus ce taux a tendance a être élevé.

Il est difficile de connaître ce taux puisque cela supposerait de connaître précisément d’un côté le nombre de personnes décédées du Covid (et non avec le Covid) et de l’autre, le nombre de personnes infectées.

Or, comme l’OMS elle-même l’explique, « le véritable niveau de transmission est souvent sous-estimé car une large part des personnes infectées ne sont pas détectées, soit parce qu’elles sont asymptomatiques, soit parce qu’elles n’ont que des symptômes légers et ne se présentent donc généralement pas dans les établissements de soins ». Mais aussi parce que le délai entre l’infection et le décès peut être très long, jusqu’à deux mois.

Par ailleurs, de nombreux pays ont également du mal à compter avec précision tous les décès liés au virus. Les registres de décès suggèrent que de nombreux morts ne sont pas pris en compte dans les chiffres officiels. Ou à l’inverse, de nombreux décès sont exagérément catalogués Covid alors que le virus a joué un rôle totalement marginal.

Puisqu’il n’est pas d’actualité de procéder à des tests massifs pour l’ensemble de la population, seuls des travaux de modélisation peuvent être réalisés afin de connaître le véritable taux de létalité.

Fin février, « l’Organisation mondiale de la santé a estimé grossièrement que le taux de létalité était de 3,8 % parmi les cas confirmés », fait remarquer le magazine Pour la science. Des estimations revues à la baisse ces dernières semaines, grâce à une série d’études scientifiques. Le véritable taux de létalité avoisinerait plutôt 1%, indique Le Point, qui mentionne les travaux d’une « équipe de chercheurs de l’Imperial College de Londres ». Celle-ci « s’est basée sur pas moins de 175 études publiées dans le monde. Dans les pays à revenu élevé comme la France, les scientifiques situent le taux de mortalité après infection par le Sars-CoV-2 à 1,15 %, tandis que, dans les pays à revenu faible, il avoisinerait plutôt les 0,23 % ».

Pour bien appréhender la gravité de l’épidémie, les scientifiques doivent comprendre quelle est la létalité du virus dans différents groupes de personnes. Le risque de mourir du Covid-19 varie considérablement en fonction de l’âge, de l’origine ethnique, de l’accès aux soins, du statut socioéconomique et des conditions de santé sous-jacentes. Selon ces chercheurs, il est nécessaire de se pencher plus en détail sur ces différents groupes.

Le taux de mortalité est également spécifique à une population donnée et évolue au fil du temps à mesure que les médecins améliorent les traitements de la maladie, ce qui complique encore son estimation.

Ces différences ne sont pas encore bien expliquées, mais des hypothèses sont formulées pour tenter de les comprendre. La jeunesse des populations dans certains pays, en Afrique notamment, pourrait conduire à cette amplitude importante. L’impact du climat peut lui aussi être avancé comme une cause probable.

 

2 – Sensibilité à l’âge

2.1 – Evolution du taux de létalité

Tout le monde le sait désormais : la mortalité par Covid est liée à l’âge. Une personne infectée n’est pas exposée au même risque de décès si elle a 20 ans ou 80 ans. Les experts de l’Imperial College de Londres ont calculé que le risque de décès dû au coronavirus double tous les 8 ans. Ainsi, le taux de mortalité passe de moins de 0,1 % chez les moins de 40 ans à plus de 5 % chez les patients de plus de 80 ans, et même 17 % au-delà de 90 ans. Mais, « bien que les personnes âgées aient plus de risques de mourir du Covid-19, le risque à l’âge moyen est toujours élevé. Par exemple, nous estimons qu’environ 1 personne sur 260 âgée de 50 à 55 ans meurt en cas d’infection », rappelle le Dr Lucy Okell, coauteure de l’étude de l’Imperial College.

Comme l’évoque LCI, « les conclusions que l’on peut tirer de ces données sont assez simples : si l’on a entre 0 et 40 ans, le risque de mourir du Covid-19 est très faible suite à une contamination. Un risque qui va croissant à mesure que l’on vieillit, et qui se révèle majeur pour les personnes les plus âgées. Près d’un nonagénaire sur 5 décède en effet lorsqu’il contracte le virus. Notons aussi que l’évolution de la prise en charge des patients peut avoir une influence. La meilleure compréhension du virus a ainsi permis de réduire sa létalité par rapport à la première vague, dans les services de réanimation notamment ».

 

2.2 – Evolution de la mortalité Covid19 en fonction de l’âge

Le groupement d’intérêt scientifique (GIS) Epi-Phare, constitué par la Cnam et l’ANSM, a réalisé une analyse quasi exhaustive des données de la population française, soit plus de 66 millions de personnes, afin d’identifier les maladies chroniques et des facteurs, tels que l’âge ou le genre, susceptibles de présenter un sur-risque d’hospitalisation ou de décès pour Covid-19.

Réalisée à partir des données du SNDS, cette étude de cohorte est l’une des plus vastes jamais réalisée en population générale. Portant sur la première vague de l’épidémie (du 15 février au 15 juin 2020), elle étudie le lien entre 47 maladies chroniques et le risque de développer une forme sévère de la Covid-19. Durant cette période, ce sont un peu plus de 87 800 personnes qui ont été hospitalisées pour cette pathologie, dont 15 660 en sont décédées à l’hôpital.

Les résultats de l’étude confirment que les personnes âgées sont de loin les plus fragiles face à la Covid-19Les risques d’être hospitalisé ou de décéder des suites de ce virus augmentent de façon exponentielle avec l’âge. Par rapport aux 40-44 ans, le risque d’hospitalisation est doublé chez les 60-64 ans, triplé chez les 70-74 ans, multiplié par 6 chez les 80-84 ans et par 12 chez les 90 ans et plus.

L’association est encore plus marquée pour le risque de décès avec, par rapport aux 40-44 ans, un risque multiplié par 12 chez les 60-64 ans, par 30 chez les 70-74 ans, par 100 chez les 80-84 ans et par presque 300 chez les 90 ans et plus.

 

2.3 – Evolution de la mortalité globale en fonction de l’âge (selon Insee)

Il est par ailleurs important de mettre le taux global de mortalité (un autre indicateur qui dénombre le nombre de morts global indépendamment de la maladie, rapporté à la population totale) en perspective d’une année à une autre, pour savoir si la pandémie a un impact sur la mortalité dans un pays donné.

Pour rappel, en France, le delta de taux  de mortalité entre 2020 et 2019 était nul ou légèrement négatif pour les moins de 65 ans. Si le résultat s’explique en partie par un moindre nombre de victimes d’accidents de la route évitées par le confinement, il signifie surtout que la maladie n’est globalement pas grave pour les moins de 65 ans.

Pour les plus de 90 ans, le taux de létalité de 17,37% peut sembler inquiétant, mais il faut savoir que pour cette population la mortalité « naturelle » se situe déjà entre 15 et 40%, indépendamment du Covid. Car plus est on âgé, plus on a de chances de mourir.

 

3 – Maladies à risque et autres facteurs

L’étude « Maladies chroniques, états de santé et risque d’hospitalisation et de décès hospitalier pour COVID-19 lors de la première vague de l’épidémie en France » précédemment citée, confirme également que les hommes sont plus à risque d’hospitalisation et de décès pour Covid-19 que les femmes. Ce risque est multiplié respectivement par 1,4 et 2,1.

Son ampleur, portant sur l’ensemble de la population, a permis d’effectuer une estimation précise des risques que fait courir le virus aux patients ayant des maladies courantes ou moins fréquentes. Elle souligne notamment que la quasi-totalité des affections chroniques est associée à des risques accrus d’hospitalisation et de décès pour Covid-19, à l’exception de la dyslipidémie.

Les patients les plus vulnérables face à ce virus sont ceux souffrant d’une des sept pathologies suivantes :

  • trisomie 21 (7 fois plus de risque d’hospitalisation et 23 fois plus de risque de décès) ;
  • retard mental (4 fois plus de risque d’hospitalisation et 7 fois plus de risque de décès) ;
  • mucoviscidose (4 fois plus de risque d’hospitalisation et 6 fois plus de risque de décès) ;
  • insuffisance rénale chronique terminale sous dialyse (4 fois plus de risque d’hospitalisation et 5 fois plus de risque de décès) ;
  • cancer actif du poumon (3 fois plus de risque d’hospitalisation et 4 fois plus de risque de décès) ;
  • transplantation rénale (5 fois plus de risque d’hospitalisation et 7 fois plus de risque de décès) ;
  • transplantation du poumon (3 fois plus de risque d’hospitalisation et 6 fois plus de risque de décès).

Enfin, l’étude montre que le lien entre indice de défavorisation et risque de formes graves de Covid-19 (hospitalisation avec Covid-19 ou décès) est fort chez les personnes de moins de 80 ans, avec un risque de décès multiplié par deux chez les plus défavorisés par rapport aux plus favorisés.

 

4 – Conséquences pratiques

Un jeune (de moins de 65 ans), n’ayant aucune des pathologies identifiées par l’étude Epi-Phare, n’a donc aucune raison de s’inquiéter plus que cela de la dangerosité.

S’il applique les mesures de protection préconisées par l’OMS (lavage des mains, etc.) et s’il prend de manière préventive les médicaments recommandés dans de nombreux pays à travers le monde (vitamine C, vitamine D, zinc, etc.), les risques Covid sont très faibles et ne justifient pas de se faire vacciner.

La balance bénéfices / risques, compte tenu des risques et nombreuses incertitudes des vaccins, surajoutée aux questions éthiques de nombreux vaccins, est ainsi très défavorable.

S’il n’est pas pertinent de se faire vacciner pour se protéger soi-même, la question pourrait se poser de choisir la vaccination de manière altruiste pour protéger les autres personnes.

L’argument 14, stipulant que « les données officielles actuelles ne nous permettent pas de savoir si les vaccins empêchent la contamination d’autrui », répond là encore négativement à cette question.


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